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En cas de violences physiques/ psychologiques

by raoule - 21.04.2005 10:26

Voilà la traduction (un peu à l'arrach') d'une proposition approuvée par l'assemblée générale finale lors de la conférence de l'AMP à belgrade en juillet 2004 (et qui est publiée en anglais sur ce site). Cela concerne les réactions à suivre en cas de violences physiques et / ou psychologiques dans nos espaces et lors des plus gros rassemblements (conférences AMP, etc...)  

Ceci est basé sur l'a-priori selon lequel la personne affectée définit toujours ce qui compte pour une agression sexuelle ou un viol - et ne sera pas remise en question. Ceci ne signifie pas que l'accusation est prise pour vraie en tant que fait. La confidentialité de la personne affectée devrait être respectée. Le processus de réaction pourrait suivre les principes suivants.

1
Quand une personne parle d'une agression commise contre elle, ou quand d'autres confirment que quelque chose s'est passé, la mise en place de groupes devrait commencer le plus vite possible. Un groupe peut être formé de deux personnes ou plus. Pendant que ce processus est en cours, l'agresseur/euse (présumée?) n'est pas bienvenu/e dans les activités et les espaces du mouvement, ou, selon les cas, dans le rassemblement au sein duquel l'évènement s'est produit.

2
Mettez en place un groupe qui parle avec la personne affectée. Le groupe devrait contenir plus de trois personnes et que ce soient des personnes en lesquelles la personne affectée a confiance et qui sont proches d'elle, ainsi que des personnes qui sont préparées (expérimentées) à faire face à ce genre de conflits. Nous suggérons de créer des groupes locaux, et des groupes constitués à l'avance pour les évènements (rassemblements, campements...), qui seraient aptes à réagir à ces questions. Dans chaque évènement il devrait y avoir un point de contact visible concernant ces questions.

3
Mettez en place un groupe qui parle avec l'agresseur/euse présumé/e, selon les mêmes principes.

4
Organisez une assemblée générale si nécessaire, à moins que la personne affectée ne soit contre.

5
Le groupe de soutien à la personne affectée et le groupe de contact avec l'agresseur/euse présumé/e (et la personne affectée, s'ille veut s'y impliquer) développent un plan de travail.
Faut-il exclure l'agresseur/euse présumé/e du mouvement ou de l'évènement ? Pourra-t-ille continuer à s'impliquer dans le mouvement ou l'évènement, à condition que ce soit hors des groupes dans lesquels la victime est impliquée? Sera-t-ille autorisée à revenir s'ille travaille sur le problème ?
Le but est de créer une base pour que l'agresseur/euse présumée comprenne ce qui s'est passé, afin qu'ille ne le refasse plus. Pendant ce processus, le groupe de soutien reste en contact avec la personne affectée et lui explique ce qui est en train de se passer, et la suit à propos de son ressenti. Le but est d'aider la personne affectée à mettre des mots sur ce qui s'est passé, et de renforcer sa confiance en soi.

6
Le groupe de soutien et le groupe de contact (et la personne affectée, s'ille veut s'y impliquer) décident si l'agresseur/euse présumé/e est de nouveau bienvenu/e dans le groupe ou si le contact avec lui/ elle n'a produit aucun résultat.

7
Pour finir :
- Premièrement, un principe de ce procédé devrait être la reconnaissance que l'exclusion immédiate et définitive n'est pas la solution parfaite. La réintégration et la réhabilitation de l'agresseur/euse présumé/e dans nos espaces devrait être le but, bien que l'exclusion soit parfois nécessaire.

- Deuxièmement, souvenez-vous qu'en fait (actuellement) uniquement peu d'entre nous ont les compétences requises pour conseiller par exemple une victime de viol ou un/e violeur/ euse. Le conseil professionnel peut être un voie importante à prendre.

- Troisièmement, les effets de la violence ne sont pas finis après l'évènement. Le groupe de contact doit essayer de rester en contact avec la personne affectée pour lui fournir du soutien, et devrait aussi rester en contact avec l'agresseur/euse présumé/e.


Le travail pour élaborer ces suggestions a d'abord été développé au sein de l'Anti Fascist Action à Stockholm en suède, puis ces propositions ont été rediscutées lors du séminaire européen sur les genres dans le collectif Escanda en espagne, et puis ont été acceptées telles que ci-dessus, au consensus lors de la troisième conférence européenne de l'AMP à belgrade en ex-yougoslavie, du 23 au 29 juillet 2004.


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